tapis de course

Pourquoi courir sur un tapis c’est nul ?

Depuis que j’ai commencé à travailler en salle de sport, s’il y a bien une chose que j’ai en horreur, c’est le tapis de course. Je vois des gens s’y ruer et je n’ai jamais vraiment compris ce qu’ils y trouvaient. Je suis d’accord que le tapis de course est un appareil très élégant. C’est bien pour ça que, dans la plupart des cas, ceux qui vont faire leur séance en salle s’y intéressent plus pour savoir ce que ça fait de courir dessus.

J’avoue que ça a été mon cas. La première fois que j’ai essayé un tapis de course, c’était pour enfin expérimenter ce que j’ai tant vu les autres faire. On dit souvent que la première impression est souvent la bonne. Eh ! bien, celui qui a dit ça n’avait pas tort. Vous faites surement partie de cette catégorie. Dans ce cas, ne me jugez pas trop vite avant d’avoir lu mes raisons. Je parlerai d’abord du point de vue humain avant d’aborder le côté physiologique.

L’agrément de la séance

Le tapis de course, dans son fonctionnement, mime une course à pied. Si les gestes d’un coureur d’extérieur et d’un coureur sur tapis se ressemblent beaucoup, il faut y avoir été pour savoir que ce sont des situations complètement différentes.

En ce qui me concerne, c’était beaucoup moins agréable de me laisser entrainer par une machine comme si j’étais une marionnette à sa merci. Je ne qualifierai pas cela de désagréable, mais au moins je sais que dans une course à pieds, je suis maitre de moi-même et de mes mouvements.

Le contact avec le vent, la communion avec la nature, la moiteur de l’air sur la peau, le sourire des gens dans la rue, tous les petits qui font qu’une course d’extérieur est plus vivante, ce n’est sur le tapis que vous les aurez.

Je ne vais surtout pas évoquer les contraintes climatiques qui rendraient un tapis plus pratique que la course à pieds. Il s’agit de contraintes circonstancielles qui, en plus, n’ajoutent ni ne retranchent rien à la question de l’agrément de façon générale.

Du point de vue physiologique

Certain m’opposeront surement qu’il est plus facile de faire 1km ou 2 sans se fatiguer sur un tapis qu’en courant. Je ne sais pas ce qu’il en est pour eux mais pour ce qui est de ma propre expérience, c’était beaucoup plus épuisant de maintenir un même rythme sur un tapis de course qu’en course d’extérieur.

Se laisser entrainer, ça ses revêt. C’est beaucoup plus gratifiant de gérer l’intensité de ses mouvements, pour savoir régler au fur et à mesure sa vitesse aux besoins de son corps. Ce détail est tellement important, surtout pour les débutants, que je ne saurai transiger là-dessus.

Après, ça dépend aussi des aspirations des uns et des autres. Mon but n’est pas de vous imposer ma vision de la chose. Je fais juste part de mon opinion et elle est que courir sur un tapis de course, c’est nul à souhait.